08.05.2009
Côté Sud
C'est le signal ! La piscine sous mes yeux offre enfin son miroir lisse à l'azur du ciel. Même si la fraicheur des vents en ce moment oblige à se couvrir soir et matin, les cris suraigus des hirondelles qui lacèrent l'horizon confirment que l'été approche bel et bien.
Renouer avec la plage, au creux des rochers râpeux des Sanguinaires. Ou à l'abri d'une brise réfrigérante, nichée dans les roseaux du Liamone, étrange lagune isolée entre marécage et mer à Sagone. Les formes décharnées de bois flottés géants, échoués là on ne sait comment, renforce sa sauvagerie quasi lunaire. Ceux qui la fréquentent en font des cabanes au creux d'une dune, ou s'en servent pour alimenter le feu de barbecues improvisés.
Parce qu'on y vient pour la journée, pour se laisser rouler par les vagues, marcher au bord de l'eau, jouer à cache-cache dans les roseaux avec son amoureux et surtout se laisser attraper, rêvasser, observer l'étrange petite vie de la faune endémique, le ballet des fourmis géantes qui visitent méticuleusement le moindre sac de plage... Ca a du bon, de nager dans l'eau même encore fraîche, de peaufiner son petit bronzage martiniquais, et sentir la douceur de la vie du sud coule dans ses veines.
Allez, un ultime p'tit plaisir, ma recette de la semaine : Dorade au brocciu.pdf
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03.05.2009
De la corsification de ma cuisine
Une petite merveille de fraîcheur pour vos tapas de l'été : nous avons testé la rillette de sardines au Brocciu.
Une fois ma boite de sardine écrasée à la fourchette avec une pointe de moutarde, j'y ai mélangé deux cuillères à soupe de notre merveilleux caillé de brebis (Brocciu) au lieu du petit-suisse ou fromage blanc ferme habituel (je sais, maman met de la crème fraiche épaisse et bien jaune, mais bon diététique oblige !).
J'ajoute un trait de jus de citron pour l'acidité, sel et poivre, herbes fraiches de mon balcon. Une demi-heure au frigo et ça fait merveille sur un bon blanc demi-sec ou un rosé fruité. Bon appétit !

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02.05.2009
Le goût des choses
Campo Del Oro - Posée dans le sable, léchée par un soleil intermittent et un vent de mer revigorant - à tel point que j'ai renoncé à mon bain tant attendu !- je regarde le ciel bleu orage. C'est l'heure de pointe, et par cinq ou six fois, je me retrouve nez à nez avec un fuselage blanc, puisque les avions atterrissent à quelques centaines de mètres de là... j'adore voir leurs gros museaux arrondis. Le son des réacteurs emballés me fait vibrer de la tête aux pieds. Je fantasme sur cette capacité incroyable à s'envoyer en l'air en quelques secondes et prendre le large pour un ailleurs... Un ailleurs, justement, le petit courant d'air frais m'incite à aller le chercher de suite. C'est l'heure du goûter... Glace ou pas glace ?
Place Foch - L'air est doux en ville, la circulation fluide. Je range Pégase à deux pas du marché et déambule, nez au vent... Sur la place, des soldats de plomb grandeur nature rejouent une scène de l'histoire Napoléonienne pour quelques fondus de conférence poussiéreux et une grappe de touristes en goguette... Une envie subite me prend : un livre. Il me faut un livre. A consommer tout de suite. Je contourne la fontaine, remonte vers le Diamant, m'engage dans la petite impasse à gauche qui se termine par une volée de marches en pierre... La Marge. La librairie ajaccienne. Petite, bien sûr, mais elle a pour moi un air de famille avec l'Odyssée à Saint-Malo. Ce n'était pas la librairie que je fréquentais forcément le plus, pour des raisons d'ailleurs totalement subjectives, mais je retrouve ici les vieilles pierres, une excellente bande-son, et des femmes de caractères pour l'animer.
La Marge - Ambiance feutrée. Mines recueillies. Psalmodies des lecteurs qui chuchotent à eux-mêmes leurs commentaires, leurs enthousiasmes, faute de pouvoir les partager. Piles de livres sur les tables, dont je caresse amoureusement la jaquette au passage. Le papier glacé est doux, frais sous la paume de la main après la chaleur de la plage... Lorsqu'un titre ou un auteur m'interpelle, je prends l'ouvrage à pleine main, pour l'estimer d'abord au poids, comme un maquignon. Puis je me jette sur la 4ème de couv. Si affinités, je l'ouvre au hasard pour m'assurer en quelques lignes du style... s'il convient à mon envie du moment, emballé, c'est pesé. Sinon, la quête continue. Des livres, il y en a sagement rangés jusqu'au plafond. Mon doigt glisse sur les tranches, étagère par étagère... S'arrête. Claudie Gallay. L'auteur des Déferlantes, dont Babette m'a dit tant de bien... Je le prendrais à la bibliothèque. Pour l'heure, cet "or du temps" est plus à la portée de ma bourse et me semble coller à mes envies de spiritualité.
Les Sanguinaires - Oubliée, l'envie de glace. Je me précipite vers mon petit Home, mon livre emballé dans un joli petit sac kraft, assorti d'un marque-page. Ce sera lui ma gourmandise aujourd'hui. Je rentre le sourire aux lèvres, dans l'appartement lumineux, aux baies largement ouvertes. J'ignore les poussières de sable dont le sirocco a encore nimbé les étagères aujourd'hui. J'ai mon ticket pour le voyage. Vite, la bouilloire pour faire tiédir mon thé à la rose, irremplaçable compagnon des matins blèmes, des heures d'écriture, des moments de lecture...
Le plaisir sera-t-il au rendez-vous ? Vous le saurez dans quelques jours...
Ma valeur sûre de la semaine : l'album "Love Trap" de Susheela Raman avec une mention coup de coeur pour le Track 10
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01.05.2009
En, mai je fais ce qui me plait !
L'été arrive à pas de loup. Je le retrouve dans les odeurs, les chants d'oiseaux le matin, la couleur du ciel lorsque la pluie daigne nous oublier un peu... Je n'ai pas encore tenté le bain de mer, mais je pense que ce week-end sera propice à mes retrouvailles avec la belle Bleue.

La fatigue du voyage s'est effacée maintenant. Je ne ressens plus que les bénéfices de mes vacances. Mon check-up physique était excellent. Mentalement, je me sens plus concentrée, plus posée... Cela se ressent au quotidien comme au boulot. J'y ai eu un genre de déclic. J'arrive maintenant à avoir des réflexes professionnels, qui me permettent de fonctionner beaucoup plus confortablement. Je relativise beaucoup... C'est bon. (Merci à S., ma petite fée Martiniquaise !)
Je peux donc passer en mode vie privée plus détendue. Et profiter... enfin ! Apéro copains, soirée salsa, concerts en vue, sorties en mer à programmer (je passerai sûrement mon permis bateau d'ici l'été)...
Regain.
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